Le grand Théâtre du Monde

Pedro Calderon de la Barca

Auto sacramental

Le Grand Théâtre du Monde développe un thème cher au théâtre baroque: « la vie est un songe », une représentation : le pauvre, le riche, la beauté, la piété, le laboureur et le roi n'ont pas eu le temps d'apprendre leurs répliques, ils se prennent à leur propre jeu, le jeu se transforme en piège, piège du désir, des apparences et de la réalité.

Sur une scène circulaire en bois auréolée d'une immense voile en perpétuel mouvement, l'interprétation des acteurs, la présence de la musique vivante, les lignes surprenantes des costumes donnent un écho contemporain à ce texte du 17ème siècle, tout en respectant l'esprit artisanal et naïf qui présidait à la représentation des auto sacramentales, avec leur dimension grave mais aussi festive et comique. Tout est montré, avoué, pas de sorties ni d'entrées ...

Nous sommes au théâtre avec sa machinerie, comme nous sommes dans le monde - il faut jouer, vivre, et faire de cette vie, une fête, un spectacle.
Les auto sacramentales sont des allégories en un acte qui se jouaient en Espagne à l'occasion de la Fête-Dieu devant les églises. Pedro Calderon de la Barca, un des plus grands auteurs dramatiques du 17ème siècle a porté ce genre à son apogée.

Leurs dimensions graves, mais aussi festives et comiques, se prêtaient à une itinérance en pays roman. Une magnifique occasion pour le Moulin Théâtre d'inviter le public à (re)découvrir un patrimoine, une sorte de quadrature du cercle entre l'espace de la représentation, la pièce, son origine et son sens.

Eléments de scénographie

Le dispositif scénique permet de jouer « le Grand Théâtre du Monde » sur une place, devant une église ou dans une abbaye. Il consiste en une scène circulaire en bois, à laquelle sont accolés deux mâts. Le long de ces mâts, une grande voile peut se hisser, s'affaler, tourner, grâce à une grande vergue que les comédiens manipulent, telle une marionnette géante aux bras démesurés. Deux passerelles permettent d'accéder au plateau, les musiciens se faisant une place en contrebas, comme une fosse d'orchestre improvisée.
Les lumières jouent sur la voile, révélant ou dissimulant les acteurs et leurs ombres...

Coproduction

  • Conseil Régional de Poitou Charentes
  • Conseil Général de Charente Maritime
  • DRAC Poitou Charentes
  • Scène Nationale d'Angoulême
  • Abbaye aux Dames de Saintes
  • Communauté de communes du canton de Gémozac
  • Ville de Saintes